Préoccupations entourant un campement de personnes en situation d’itinérance au Domaine Taschereau
Photo: Benjamin Aubert - mabeauce.com/ La présence de campements de personnes en situation d’itinérance au Domaine Taschereau soulève des préoccupations à Sainte-Marie, a rapporté Le Soleil. La direction du parc, qui dit ne pas avoir les ressources pour intervenir, demande l’adoption d’un règlement pour encadrer l’installation de campements sur les terrains publics.
Appelée à réagir au reportage du Soleil sur les ondes d’Arsenal Media, la mairesse de la municipalité, Luce Lacroix, dit avoir été mise au courant de la situation «juste un peu avant les Fêtes». Elle se dit «sensible» et demande «un petit peu de temps» pour arriver à «mettre en place quelque chose qui se tient».
«Plusieurs intervenants, tant du communautaire, CLSC, Sûreté du Québec, ont été mis au courant de la situation. Ils sont entrés en contact avec cette personne-là pour s’assurer de son bien-être. […] Dans les dernières semaines, les derniers mois, il y a eu deux autres personnes qui se sont établies aussi à la proximité du parc», a-t-elle expliqué.
Comme il s’agit d’une nouvelle situation à Sainte-Marie, la municipalité soutient «ne jamais avoir été confrontée à ça». «C’est une réalité que l’on connaissait ailleurs!», illustre la mairesse, qui dit vouloir mettre en place une table de concertation en matière d’itinérance pour «établir une trajectoire de service».
«Qu’est-ce qu’on fait à ce moment-là? Qui est-ce qu’on contacte? Qui va voir qui? Par la suite [on souhaite] mettre en place une réglementation qui va satisfaire nos partenaires et ne pas faire en sorte qu’on fait juste déplacer l’individu vers une autre municipalité, mais qu’on essaie de comprendre sa situation et de lui offrir des services qui sont propres à sa situation pour arriver à ce que la personne sorte de l’itinérance ou qu’elle transfère vers un service approprié et non pas qu’elle soit un peu partout dans la municipalité.»
La mairesse Lacroix soutient qu’elle souhaite éviter d’instaurer une réglementation où des employés municipaux seraient appelés à démanteler un campement en laissant les personnes touchées se débrouiller par eux-mêmes par la suite.
«C’est ce que je ne souhaite pas faire, parce qu’on ne règle rien à ce moment-là, dit-elle. On veut vraiment comprendre l’histoire de vie de la personne. Puis là, j’entends déjà des gens « oui, mais on est trop compréhensif », mais avant de passer en action, il faut comprendre d’où on arrive, où on va. Ce qu’on veut, c’est que tous les partenaires interpellés puissent mettre la main dans ce défi-là pour qu’on puisse avoir quelque chose qui se tient, puis qu’on ait une communauté qui adhère aussi.»