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Inauguration de la route bleue sur la rivière Chaudière
Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com Plusieurs dignitaires se sont rassemblés mercredi à Saint-Joseph-de-Beauce afin de procéder à l’inauguration de deux parcours nautiques de la route bleue sur la rivière Chaudière.
Mettant en valeur l’histoire et le patrimoine de la Beauce, ces deux parcours visent à structurer la pratique d’activités nautiques, comme le kayak, le canot et la planche à pagaie.
À partir du parc municipal de Saint-Joseph-de-Beauce, les parcours vont en direction de la rivière Calway, au sud, et vers la Base de plein air de la Chaudière, au nord.
La chargée de projet pour la Route bleue, Tania Fournier-Veilleux, a expliqué que les deux parcours s’ajoutent ainsi à un réseau national de parcours pagaillables.
«C’est sur tous les plans d’eau, les lacs, les rivières et le fleuve, partout au Québec. On encadre la pratique d’activité nautique. On fait ça par de la cartographie, de l’affichage, puis aussi le développement d’accès pour rendre l’accès aux plans d’eau accessible pour la population de façon sécuritaire», a-t-elle souligné.

En plus des deux parcours inaugurés mercredi, Mme Fournier-Veilleux indique que des discussions sont en cours avec d’autres municipalités riveraines de la rivière Chaudière pour créer d’autres circuits.
«On est en communication avec les autres municipalités. À partir de Beauceville jusqu’à Saint-Lambert, pour éventuellement faire des parcours. Mais c’est sûr qu’il y a en état beaucoup de partenaires. C’est un travail qui demande du temps. Il y a beaucoup de gens impliqués et on espère que ça va voir le jour».
De plus en plus de demandes des visiteurs
Pour la directrice du développement touristique chez Destination Beauce, Marie-Émilie Slater-Grenon, la démocratisation de la rivière Chaudière permettra aux citoyens de s’approprier davantage le cours d’eau.
Selon elle, son organisation recevait «de plus en plus de demandes» de la part des visiteurs de la région pour savoir comment naviguer et pêcher sur la rivière Chaudière.
«On avait des demandes de plus en plus des visiteurs qui voulaient naviguer la rivière Chaudière, qui voulaient la pêcher aussi, qui voulaient en profiter. On entend tellement parler qu’elle a du caractère notre rivière, mais comment on peut en profiter au niveau récréotouristique? Donc, on s’est assis avec le COBARIC pour voir c’était quoi les circuits navigables et avoir un premier outil de travail. Puis la route bleue, bien évidemment, on souhaite qu’elle s’étende dans différentes municipalités sur la rivière pour que les gens en profitent et viennent séjourner», a-t-elle mentionné.

Toujours selon Mme Slater-Grenon, l’inauguration de ces parcours vient ainsi bonifier l’offre touristique de la région.
«Je suis peut-être unique en mon genre, mais, pour moi, l’eau est synonyme de vacances, de relaxation, de plaisance. On a cette rivière-là qui est accessible l’été, qui est magnifique. Fait que je pense que pour les touristes et les visiteurs, quand on a un plan d’eau à offrir, ça vient bonifier l’offre régionale. Puis, quand on la démocratise, qu’on présente la facilité d’accès qu’elle a, bien, les gens l’adoptent», a-t-elle affirmé.
Impossible il y a plusieurs années
La mise en place de ces parcours illustre par ailleurs tout le travail qui a été réalisé au cours des dernières années pour revaloriser la rivière Chaudière dans la région.
Le président du Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC), Luc Proulx, a même souligné qu’un tel projet aurait été impossible étant donné la pollution dans le cours d’eau.
«Il y a 40 ans, quand on parlait de la rivière Chaudière, les gens disaient ‘ »c’est pollué, c’est pollué, c’est une rivière polluée, c’est épouvantable ». Et c’est vrai que ce n’était pas terrible. Et là, il y a eu le programme d’assainissement des eaux du Québec. Les municipalités ont traité leurs eaux. Il y a eu des règlements qui ont été difficiles à appliquer pour les agriculteurs. Ça a demandé beaucoup de changements, beaucoup de choses. Ils ont fait des efforts assez importants, tant au niveau des façons d’épandre, au niveau des restrictions des terres, au niveau des bandes riveraines. Ça a amené une amélioration de la qualité de l’eau. Même chose au niveau industriel, les déversements des eaux usées industrielles. Ça a amené une amélioration de la qualité des eaux qui a fait en sorte que, maintenant, on peut utiliser la rivière, ce qui n’était pas le cas avant», a-t-il souligné.

Découvrez les parcours de la Route Bleue : Rivière Calway et Les Régates