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Manifs d’agents de la paix en services correctionnels: Québec s’adresse au Tribunal
Le palais de justice de Montréal, photographié le 20 août 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Québec affirme avoir «entrepris des démarches» auprès du Tribunal administratif du travail, à la suite de moyens de pression des agents de la paix en services correctionnels, mercredi matin, devant plusieurs établissements du Québec, dont des palais de justice.
Les agents de la paix en services correctionnels n’ont pas le droit de grève en vertu de la Loi sur la fonction publique.
Le Conseil du trésor a indiqué qu’avec ses démarches auprès du Tribunal, il voulait «veiller au respect du cadre légal applicable», alors que les négociations se poursuivent avec le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels pour renouveler la convention collective.
Le Tribunal sera ainsi appelé à déterminer s’il y a eu des actions concertées de la part de ces agents de la paix et, si oui, si celles-ci étaient de nature à causer un préjudice ou un risque de préjudice à un service auquel la population a droit.
Le syndicat, rattaché à la Fédération des employé(e)s de services publics (FEESP), affiliée à la CSN, représente quelque 2900 membres qui travaillent dans 17 établissements de détention.
Mercredi matin, des agents de la paix en uniforme ont manifesté, crécelle en main, devant plusieurs établissements reliés à la Sécurité publique, dont des palais de justice.
Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2023, soit en même temps que celles des autres travailleurs des secteurs public et parapublic.
Le syndicat affirme se battre pour une plus grande reconnaissance de ses membres, alors que les autres employés de l’État ont obtenu 17,4 % d’augmentation sur cinq ans. Il rapporte que ses membres travaillent dans des conditions difficiles, avec les gangs de rue, la tension dans les établissements de détention, les drones et autres. Il soutient également qu’il y a un manque d’effectifs.
Le cabinet de la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a fait savoir que «les discussions avec le syndicat se poursuivent pour en arriver à une entente satisfaisante pour tous. Nous rappelons que nous avons réglé avec 99 % des salariés du secteur public et parapublic».
Le cabinet n’a pas voulu commenter davantage «considérant les négociations en cours».
Sur place, à Montréal, le syndicat local référait les médias au syndicat national pour obtenir des commentaires. Ce dernier n’avait pas répondu aux messages, au moment d’écrire ces lignes.