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Les écarts de richesse et de revenus se sont creusés en 2025 au Canada
Une loupe agrandit l'image holographique de la Tour de la Paix de la colline du Parlement figurant sur un billet de 20 $, exposé dans une vitrine du Musée de la Banque du Canada à Ottawa, le mercredi 4 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Justin Tang L’écart entre les plus riches et les plus pauvres du Canada s’est creusé l’année dernière, alors que les marchés financiers progressaient, que les versements d’intérêts diminuaient et que le marché de l’emploi s’affaiblissait, indique lundi Statistique Canada.
L’agence précise que l’écart de revenu, qui mesure la différence entre la part du revenu disponible des ménages des 40 % les plus riches et celle des 40 % les plus pauvres, a atteint 46,7 points de pourcentage en 2025.
Ce résultat est à comparer à un écart de 46,4 points de pourcentage l’année précédente.
Cet écart plus important s’explique par le fait que les ménages aux revenus les plus faibles ont vu leurs salaires augmenter plus lentement que la moyenne générale et le rendement de leurs placements porteurs d’intérêt se réduire, selon l’agence.
Par ailleurs, Statistique Canada indique que les ménages au patrimoine le plus élevé, ceux de la tranche supérieure de 20 %, détenaient 65,7 % de la valeur nette totale du Canada à la fin de 2025, soit une moyenne de 3,5 millions $ par ménage.
En revanche, les ménages au patrimoine le plus bas, ceux de la tranche inférieure de 40 %, détenaient 3 % de la valeur nette du Canada, soit une moyenne de 81 650 $ par ménage.
L’écart de richesse entre les 20 % les plus riches et les 40 % les plus pauvres s’élevait à 62,7 points de pourcentage à la fin de 2025, soit une hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport à l’année précédente.
Des pressions financières
Le cabinet spécialisé en insolvabilité MNP indique lundi que ce fossé grandissant est également visible dans les enquêtes financières, tout en notant des signes de stabilité générale.
Il précise que son indice des dettes à la consommation, basé sur des enquêtes, s’est maintenu au cours de l’année écoulée, les Canadiens ayant adopté une attitude prudente en matière de dépenses, mais que les pressions financières restaient inégales.
Le montant moyen dont disposent les Canadiens à la fin du mois a atteint un niveau record de 1000 $ selon son enquête de mars, contre 907 $ à la fin de novembre.
Les résultats ont toutefois également montré que 43 % des personnes interrogées se trouvent à moins de 200 $ de ne pas pouvoir couvrir leurs dépenses mensuelles, contre 41 % au trimestre précédent. Quelque 29 % déclarent ne pas gagner suffisamment pour payer leurs factures et rembourser leurs dettes, contre 25 % auparavant.
Réalisé par Ipsos auprès de 2000 Canadiens adultes entre le 10 et le 11 mars, ce sondage est considéré comme fiable à 2,7 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.
Le sondage de la firme montre que de nombreux Canadiens reportent leurs décisions financières importantes et que près des trois quarts d’entre eux affirment que la hausse des prix des produits de première nécessité met leurs finances à rude épreuve.
«Pour plusieurs Canadiens, ce n’est plus seulement une question de subir des pressions financières: le contexte fluctuant nuit à l’établissement d’un budget, aux efforts pour améliorer sa situation financière et à la planification de son avenir», explique Grant Bazian, président de MNP, dans un communiqué de presse.