Sécurité routière sur la rue du Pont à Saint-Lambert-de-Lauzon | Une réponse partiellement favorable du ministère

Benjamin Aubert | 31 mars 2026 | 05:01
L'intersection de la rue du Pont et du chemin Iberville. | Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable a donné une réponse partiellement favorable à la municipalité de Saint-Lambert-de-Lauzon concernant des modifications pour améliorer la sécurité routière sur la rue du Pont.

Dans une lettre transmise à la municipalité, un représentant du ministère indique que ce dernier réduira la limite de vitesse à 80 km/h sur le tronçon situé entre le carrefour du chemin Iberville et le début de l’actuelle zone à 70 km/h. La municipalité demandait cependant qu’elle soit fixée à 70 km/h à partir du chemin Iberville.

Le ministère refuse également de prolonger de 850 mètres la zone de 50 km/h jusqu’à la rue Saint-Aimé. « Compte tenu de l’environnement périurbain, du nombre d’accès et des vitesses pratiquées, le maintien de la limite actuelle à 70 km/h demeure la mesure appropriée », explique le représentant ministériel, en précisant que des données recueillies en octobre 2025 dans ce secteur révèlent des vitesses moyennes de 68 km/h vers l’ouest et de 67 km/h vers l’est.

Alors que la municipalité réclamait une interdiction des freins moteurs, principalement dans la pente descendante située entre la rue Saint-Aimé et la rue Bellevue, le ministère indique qu’un panneau « Réduisez le bruit » sera plutôt installé à l’entrée de la zone habitée, près de la rue Saint-Aimé. Celui-ci devrait être en place d’ici la mi-juillet.

«Cette signalisation vise à sensibiliser les camionneurs à limiter les nuisances sonores, tout en reconnaissant le rôle essentiel du frein moteur dans certaines conditions de sécurité», soutient le ministère.

Enfin, le ministère indique que l’installation de feux rectangulaires à clignotement rapides à proximité de la passerelle municipale Lallemand est prévue dans le cadre du projet de réaménagement de la rue du Pont qui est actuellement en préparation, mais il invite la municipalité à en installer «à ses frais» en attendant la réalisation du projet. L’ajout de ces feux figurait également parmi les demandes de Saint-Lambert-de-Lauzon afin de sécuriser la traversée des piétons entre la passerelle.

La municipalité compte continuer à faire pression

En réaction, le maire de Saint-Lambert-de-Lauzon, Olivier Dumais, laisse entrevoir une certaine déception et indique que la municipalité compte continuer «à taper sur le clou» afin de convaincre le ministère d’améliorer la sécurité routière dans ce secteur. Il se réjouit cependant de constater une plus grande ouverture que par le passé à ce sujet.

«On voit qu’il y a une ouverture au MTQ qui était moins là avant, moins présente, parce que ça fait quand même plusieurs années qu’on l’essaye de notre côté, depuis que je suis en position de maire, avec le conseil. On aurait aimé ça quand même que l’ouverture soit plus grande, parce qu’il y a de plus en plus d’achalandage sur ce tronçon-là de la rue du Pont. Il y a des maisons qui sont là et il y en a qui se sont construites. On voit qu’il y a une petite ouverture, mais qu’ils n’ont pas répondu à nos demandes. C’est une réalité pour les citoyens et les gens de Saint-Lambert. Comme on disait, Saint-Lambert est en pleine expansion et ça va continuer dans ce sens-là. On va continuer à taper sur le clou avec le MTQ pour essayer de les amener vers où on veut aller, puis aussi pour répondre aux demandes des citoyens, qui sont nombreuses et qui sont souvent à répétitions.»

S’il se dit satisfait des démarches de la Sûreté du Québec dans le cadre de son programme Zone • Zéro qui «ont fait une différence» près de la sortie de l’autoroute 73, le maire de Saint-Lambert-de-Lauzon appelle Québec à faire davantage de prévention dans le secteur.

«J’ai l’impression que là, ils ne sont pas capables de bouger parce qu’ils n’ont pas les budgets. En même temps, il ne faut pas attendre qu’il y ait un mort pour réagir. Ça fait que c’est beaucoup de la prévention qu’on aimerait qu’il soit plus mis de l’avant, plutôt que d’être toujours en réaction. C’est ce bout-là qu’il faut essayer de faire comprendre au ministère, et même aux ministres, et même aux députés qui sont impliqués avec ce ministère-là, c’est-à-dire de dire « On peut-tu faire plus de prévention au lieu d’attendre qu’il arrive de quoi pour réagir? »».