Le nombre de postes vacants au Québec est deux fois moindre qu’en 2022

La Presse Canadienne | 26 février 2026 | 05:00
Un travailleur de la santé enfile ses vêtements de protection, dans un hôpital. Photo prise à Toronto, le 30 novembre 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young

Le nombre de postes vacants a diminué pour une troisième année de suite, en 2025. Il est même moitié moindre de ce qu’il était en 2022, indique mercredi l’Institut de la statistique du Québec.

Dans son dernier Bilan de l’emploi pour l’année 2025, l’ISQ précise qu’il y avait alors 118 000 postes vacants, une baisse de 14 % par rapport à l’année précédente.

À titre de comparaison, il y avait 241 700 postes vacants en 2022, soit plus du double.

Trois industries sont particulièrement touchées, puisqu’elles affichaient plus de 10 000 postes vacants en 2025. Ce sont celles des soins de santé et de l’assistance sociale, qui en affiche 31 100, de la fabrication, avec 12 300, et du commerce de détail, avec 10 300.

Le portrait varie considérablement d’une industrie à l’autre.

«Ce que nous, on peut constater, c’est la diminution du nombre de postes vacants dans certaines industries. Comme, entre 2024 et 2025, on constate une diminution de 2100 postes vacants dans le commerce de détail, de 1400 dans le transport et l’entreposage et de 7800, quand même, dans les soins de santé et l’assistance sociale», a souligné en entrevue Pierre-Olivier Paré, analyste en statistiques du travail à l’ISQ.

L’Institut a aussi constaté une baisse du nombre de postes vacants dans l’industrie de l’hébergement et de la restauration.

L’industrie de la fabrication, quant à elle, a reculé et n’a pas encore retrouvé son niveau d’emploi d’avant la pandémie.

La construction fait bande à part. «Il y a quelque chose de très intéressant et de très particulier cette année, c’est qu’on constate des baisses dans certaines industries, mais la seule où l’on constate une hausse des postes vacants, c’est dans l’industrie de la construction, où l’on constate une hausse de 1100 postes vacants. Ça représente une hausse d’environ 15 pour cent», note M. Paré.

Salaire vs inflation

Et malgré la croyance populaire, l’Institut constate que le salaire horaire moyen a bel et bien augmenté davantage que l’Indice des prix à la consommation, soit de 3,6 % comparativement à 2,4 % pour l’IPC.

La rémunération horaire moyenne en 2025 atteignait 35,05 $, soit une hausse de 3,6 % par rapport à l’année précédente. La croissance avait été de 4,5 % en 2024 et de 4,7 % en 2023.

Pendant ce temps, «l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,4 % en 2025, soit une hausse semblable à celle observée en 2024 (2,3 %), mais inférieure à celle de 2023 (4,5 %)», précise l’Institut.

Et cette constatation salaire/inflation se confirme également à plus long terme, soit de 2015 à 2025.

«Cette différence-là, qu’on constate entre 2024 et 2025, en fait, lorsqu’on fait une comparaison entre 2015 et 2025, on constate aussi que les salaires se sont accrus plus rapidement que l’inflation», a souligné M. Paré.

«Au cours de la période 2015-2025, la rémunération horaire moyenne a augmenté de 44 %, alors que l’IPC a crû d’un peu plus de 29 %», a fait remarquer l’ISQ dans son bilan.