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Duhaime «heureux» que de plus en plus de politiciens québécois se disent de droite
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, prononce un discours lors d'une soirée électorale organisée dans le cadre d'une élection partielle dans la circonscription d'Arthabaska, à Victoriaville, au Québec, le lundi 11 août 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov De plus en plus de politiciens au Québec s’accolent l’étiquette de droite. Le chef conservateur, Éric Duhaime, croit que son parti a une part de responsabilité dans ce changement, mais met en garde les électeurs contre ceux qui se disent de droite sans en incarner les idées.
«On sent que ces idées-là connaissent un succès de plus en plus grand. Quand des politiciens très opportunistes qui gouvernent par sondages comme la CAQ sont rendus qu’ils veulent tous dire qu’ils sont du centre droit, je pense qu’on peut s’en féliciter», a-t-il affirmé en point de presse vendredi à l’Assemblée nationale.
Les deux aspirants successeurs à François Legault, Christine Fréchette et Bernard Drainville, se sont tous deux dits de «centre-droit». Le député péquiste Alex Boissonneault a aussi revendiqué cette étiquette.
Réuni en caucus en Beauce – un terreau fertile pour les conservateurs – le Parti québécois a promis d’offrir une réduction «historique» de leur fardeau fiscal aux PME.
«Cela étant, ce n’est pas parce que les gens utilisent le mot “droite” plus souvent que les conservateurs que nécessairement ils sont de droite. Si je regarde le programme du Parti québécois, si je regarde les résolutions qui ont été adoptées le week-end dernier, on est à des années-lumière malheureusement de la droite. Quand je regarde la CAQ et le bilan des sept dernières années, on est aussi à des années-lumière de ce qu’on voudrait de la droite», a-t-il soutenu.
Selon Éric Duhaime, les politiciens qui se disent de droite doivent s’engager à «abolir la taxe carbone», «additionner le privé en santé», «exploiter notre gaz naturel», «éliminer rapidement le déficit», notamment.
Conseil du trésor et de l’efficacité gouvernementale
Les conservateurs sont réunis en congrès en fin de semaine à Québec afin de débattre d’une pléthore de résolutions qui serviront à l’élaboration du programme du parti pour les élections d’octobre.
Quelque 400 délégués sont attendus en plus de militants. Des gens pourront aussi suivre les délibérations de manière virtuelle.
On propose notamment de transformer le Conseil du trésor en un Conseil du trésor et de l’efficacité gouvernementale.
Son rôle sera de «passer en revue de manière récurrente et systématique l’intégralité des dépenses et programmes du gouvernement et d’évaluer leur pertinence, leur utilité, leur cohérence avec les objectifs gouvernementaux et leur efficacité, avec un objectif clair de réduire la taille de la fonction publique».
Éric Duhaime s’est défendu de s’inspirer du controversé département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) d’Elon Musk aux États-Unis.
«C’est sûr que la politique américaine est différente de la politique québécoise et canadienne. Nos institutions ne sont pas du tout les mêmes, donc on le fait dans le cadre du parlementarisme britannique qui est le nôtre», a-t-il expliqué.
Le PCQ dit s’être plutôt inspiré des gouvernements Harper et Chrétien.
Le parti veut aussi créer une «réelle filière nucléaire». Il ramène également l’idée de faire adopter une loi – inspirée par l’Alberta – afin de protéger l’autonomie du Québec face au fédéral.
Des militants proposent aussi qu’il soit obligatoire pour un député transfuge qui souhaite rejoindre le parti du gouvernement de se soumettre à une élection partielle. On cite en exemple l’élu conservateur fédéral Chris d’Entremont qui a traversé la Chambre pour se joindre aux libéraux de Mark Carney.
L’ex-ministre caquiste Maïté Blanchette Vézina va prendre la parole samedi pour parler de l’autonomie des régions.
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Quelques propositions qui seront débattues en fin de semaine
– Que les parents aient la liberté d’inscrire leur enfant à l’école de leur choix et au parcours de leur choix, sans prépondérance de l’emplacement de l’école dans les critères de sélection;
– Instaurer des modules obligatoires de littératie numérique et pensée critique dès le primaire et offrir des formations en pédagogie IA et en éthique numérique aux enseignants;
– Intégrer un programme obligatoire de formation civique en cinquième secondaire portant sur le fonctionnement des institutions municipales et provinciales, les responsabilités des élus et l’importance de la participation électorale;
– Révision complète du programme d’éducation à la sexualité, afin d’en garantir la neutralité idéologique, la pertinence scientifique et le respect des valeurs familiales et reconnaître un droit de retrait parental;
– Réduire la surpopulation carcérale en augmentant le nombre de places dans les prisons du Québec;
– Reconnaître le droit fondamental des Québécois de posséder et d’utiliser le Bitcoin ou d’autres cryptomonnaies.