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Fréchette engrange les appuis, Drainville se lance dimanche
Christine Fréchette, candidate à la direction de la Coalition avenir Québec, tient un point de presse à Trois-Rivières, le 27 janvier 2026. (LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi) Les appuis n’ont cessé de s’accumuler tout au cours de la journée de jeudi pour la candidate à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette: elle compte maintenant 25 élus qui la soutiennent.
Même en soirée, des députées caquistes ont rejoint son camp, soit Carole Mallette (Huntingdon), de même que le député Robert Bussière (Gatineau) en fin de journée, alors que plus tôt, le ministre de l’Économie et de l’Énergie, Jean Boulet, et son collègue délégué au Développement économique régional, Éric Girard (à ne pas confondre avec le ministre des Finances du même nom), se sont ralliés. Et mercredi en fin de journée, c’était Suzanne Roy (Verchères).
Mme Fréchette distance ainsi de plus en plus son rival , Bernard Drainville, qui a fait savoir jeudi qu’il lancera officiellement sa campagne dimanche.
Il tiendra une conférence de presse dimanche matin dans un restaurant de Lévis, la circonscription dont il est député depuis l’élection de 2022.
Dans un message sur Facebook en soirée , Mme Mallette a parlé de Mme Fréchette comme d’une «femme authentique, très à l’écoute , rigoureuse et profondément humaine».
La course à la succession de François Legault vient à peine de commencer, mais M. Drainville aura déjà fort à faire pour rattraper son adversaire dans le décompte des appuis au conseil des ministres et dans la députation caquiste.
Elle obtient le soutien de 11 ministres et 14 députés, alors que M. Drainville compte sur l’adhésion d’un ministre et huit députés.
Mme Fréchette a pratiquement l’appui de la moitié du cabinet: il y a 25 ministres au total , mais trois d’entre eux ont fait savoir qu’ils allaient rester neutres.
Sur les 79 députés du groupe parlementaire caquiste, 34 ont pris position au total jusqu’à maintenant.
Dans un message publié sur la plate-forme X, M. Boulet a justifié son ralliement à Mme Fréchette.
«Son leadership, ses valeurs et sa capacité à poursuivre la mission économique et nationaliste de notre coalition m’inspirent confiance, a-t-il écrit. Elle a l’énergie, la rigueur et la vision nécessaires pour la suite.»
Incidemment, quand Mme Fréchette s’est lancée dimanche dernier dans la course, François Legault a dû la décharger le lendemain de ses responsabilités de ministre de l’Économie et de l’Énergie, puisqu’un candidat à la direction ne peut être titulaire de charge au conseil des ministres, et c’est M. Boulet qui a hérité de ses responsabilités.
Pour sa part, M. Girard a écrit un long message, également sur X.
Il explique que durant les cinq derniers mois, à titre de ministre délégué, il a eu l’occasion de collaborer avec Mme Fréchette sur de nombreux dossiers importants et cela lui a permis de mieux la connaître «à titre personnel mais également en tant que ministre, gestionnaire et leader d’une grande équipe».
M. Girard dit qu’il est convaincu qu’elle est la bonne personne pour incarner l’avenir du parti, mais également pour prendre des décisions «pour le Québec en entier».
Quant à M. Bussière, dans une publication sur Facebook, il a écrit que Mme Fréchette «s’est toujours démarquée par la justesse et la pertinence de ses interventions».
Il a ajouté qu’elle «impressionne par son calme, son sang-froid et sa capacité d’écoute. Elle sait garder le cap même lorsque la pression est forte. Ce sont des qualités rares, qui inspirent confiance et respect».
Avec MM. Boulet et Girard, Mme Fréchette a recueilli jusqu’à maintenant les appuis de 11 ministres: Pascale Déry, Jean-François Roberge, Gilles Bélanger, Kateri Champagne-Jourdain, Benoit Charette, Mathieu Lacombe, Ian Lafrenière, Amélie Dionne et Chantal Rouleau.
À cela s’ajoutent 14 députés qui ne sont pas ministres: donc en plus de M. Bussière, Mme Roy et Carole Mallette, il y a Louis-Charles Thouin (Rousseau), Catherine Blouin (Bonaventure), Céline Haytayan (Laval-des-Rapides), Audrey Bogemans (Iberville), Chantal Jeannotte (Labelle), Vincent Caron (Portneuf), Karine Boivin Roy (Anjou-Louis-Riel), François St-Louis (Joliette), Valérie Schmaltz (Vimont), Mario Laframboise (Blainville) et Marie-Louise Tardif (Laviolette).
M. Drainville a récolté pour sa part neuf appuis: le ministre Samuel Poulin, les députés Louis Lemieux (Saint-Jean), Luc Provençal (Beauce-Nord), Shirley Dorismond (Marie-Victorin), Yannick Gagnon (Jonquière), Kariane Bourassa (Charlevoix-Côte-de-Beaupré), Suzanne Blais (Abitibi-Ouest), Isabelle Lecours (Lotbinière) et Marilyne Picard (Soulanges).
Ceci est une version corrigée. Une version précédente indiquait que Suzanne Roy s’était ralliée jeudi, mais elle a en fait joint l’équipe de Mme Fréchette mercredi en fin de journée.