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Fermeture de la Villa Sainte-Marie : la directrice de la RPA dénonce une «réglementation qui ne fait aucun sens»
La Villa Sainte-Marie | Photo: Tirée de residences-quebec.ca La résidence privée pour aînés, la Villa Sainte-Marie, située sur l’avenue Saint-Jean à Sainte-Marie, fermera ses portes ce samedi 31 janvier. La fermeture touche 17 places en RPA.
La directrice de l’établissement, Marie-France Canuel, explique que la décision découle des importantes mises aux normes exigées par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). Selon elle, des travaux évalués à plus de 500 000 $ auraient été nécessaires pour assurer la conformité du bâtiment.
«On devait défoncer des murs pour ajouter une sortie de secours, faire des planchers coupe-feu, remplacer les galeries en bois en galerie en métal […] La RBQ est venue trois fois, et chaque fois, elle ajoutait des modifications à faire. Au total, j’avais 23 points à corriger d’ici au 8 février», indique-t-elle en précisant avoir tenté de discuter avec la Régie pour obtenir des allégements, sans succès.
La directrice de la Villa Sainte-Marie déplore également l’absence d’aide financière pour réaliser les travaux exigés. «J’ai huit portes de secours pour 17 résidents. On a fait des exercices d’évacuation chaque année et on sort notre monde en deux minutes et demie. Même si je mets des murs coupe-feu et des portes coupe-feu, il y aura toujours un risque. Est-ce qu’on peut avoir du gros bon sens? Je veux bien sécuriser ma résidence, mais donnez-moi de l’aide. On est une petite résidence privée, on n’a pas de subventions, on n’a rien», a-t-elle mentionné.
Fermeture devancée
Si elle prévoyait d’abord mettre la clé dans la porte en août 2026 afin de respecter le délai légal pour permettre aux résidents de se relocaliser, Mme Canuel a dû se résigner à fermer plus tôt en raison du départ des employés à la suite de l’annonce de la fermeture.
«J’ai avisé le CISSS que je suis en bris de service parce que je n’ai plus de cuisinière, plus de préposé ni de femme de ménage. Je veux bien rentrer et faire un peu de tout d’ici à ce qu’ils se trouvent un endroit. Je pense qu’il me restait huit résidents à ce moment-là et ce n’est pas des cas lourds. Cette semaine, le CISSS a avisé les familles qu’elles devaient quitter d’ici à vendredi», raconte la directrice.
«On veut garder [les aînés] le plus longtemps possible dans leur milieu, mais leurs maisons ne sont pas sécurisées comme ça. Ils sont tout seuls, ne mangent pas à moitié et s’ils tombent, il n’y a personne pour les aider à se relever. Là, ils sont dans un endroit où ils sont en sécurité, ils ont du personnel pour s’occuper d’eux et de la bonne nourriture. Il y a certaines choses que nous étions prêts à faire, dont mettre des gicleurs, mais on ne peut pas mettre 500 000$. On déracine 17 personnes parce que la réglementation ne fait aucun sens», se désole-t-elle.
Trois derniers résidents à relocaliser
De son côté, le CISSS de Chaudière-Appalaches confirme avoir été informé de l’intention des propriétaires de cesser leurs activités en août 2026 et indique avoir récemment reçu une demande pour «devancer l’échéance de fermeture complète au 15 février 2026».
L’organisme soutient avoir tenu une rencontre d’information le 23 janvier dernier «en présence des responsables de la résidence, d’intervenants sociaux, des résidents, de leurs proches et de représentants du Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes afin d’offrir le soutien nécessaire aux résidents pour planifier leur relocalisation».
«À ce jour, les démarches portent fruits puisque la majorité des résidents disposent d’un plan de relocalisation et elles se poursuivent pour finaliser ceux de trois derniers résidents», écrit une porte-parole du CISSS dans un échange de courriels avec MaBeauce.com.