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La réduction des travailleurs étrangers temporaires coûte cher aux entreprises québécoises, selon un sondage de la FCCQ
Image d'illustration de Deposit photos La réduction du nombre de travailleurs étrangers temporaires a des répercussions économiques importantes pour le Québec et ses régions, selon un sondage réalisé par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et son réseau de chambres locales.
L’étude, menée auprès de 346 entreprises, révèle que chaque entreprise a perdu en moyenne 531 000 $ depuis l’instauration des restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Ce montant représente en moyenne 6,5 % de leur chiffre d’affaires.
Par ailleurs, l’impact financier moyen projeté pour les deux prochaines années est de 2,2 M$ et 35% des répondants estiment que la survie de leur entreprise est menacée.
Les résultats du sondage dévoilent également que 36 % des entreprises ont annulé des contrats, 32 % ont abandonné des projets d’investissement et autant ont réduit leur production à la suite de l’application des restrictions.
« Sur le terrain, les entrepreneurs nous le disent clairement : la diminution du nombre de travailleurs étrangers temporaires dans les entreprises fait mal, autant sur le plan humain que sur le plan économique. Pourquoi ajouter une pression supplémentaire sur nos entrepreneurs en leur retirant leur main-d’œuvre ? Les travailleurs étrangers temporaires sont encadrés et contrôlés. Il est temps que nos gouvernements réalisent que réduire leur nombre est une mauvaise décision, tant pour l’économie du Québec que pour celle du Canada», a martelé la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce, Marie-Christine Lavoie.
«Réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires alors que 1,4 million de postes devront être pourvus dans les dix prochaines années est un non-sens économique. Dans le contexte géopolitique actuel, il est difficile de comprendre pourquoi le gouvernement Carney choisit de nuire au dynamisme de nos régions», a ajouté la présidente-directrice générale de la FCCQ, Véronique Proulx.