Chefferie du PLQ | Malgré des dettes de la précédente course, Mario Roy persiste

Benjamin Aubert | 13 janvier 2026 | 18:17
Mario Roy | Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com

Malgré des dettes de 18 000$ ainsi qu’un maigre résultat de 0,8 % des points lors de la dernière course à la chefferie du Parti libéral du Québec, l’agriculteur beauceron de 32 ans, Mario Roy, persiste et signe. 

Il se porte candidat à la chefferie du parti pour une deuxième fois et soutient que les militants «ont besoin» d’avoir l’option de choisir «un fédéraliste convaincu» pour «éviter de retomber dans la crise vécue» au cours des derniers mois. 

M. Roy reconnaît cependant qu’il s’agit «d’un très gros défi» alors qu’il fera face au favori, Charles Milliard, qui a déjà obtenu plusieurs appuis, dont ceux de 11 des 13 députés du caucus libéral qui n’occupent pas un rôle d’officier parlementaire.

«Pour être réaliste, c’est un gros défi. On s’entend, c’est un très, très gros défi d’aller chercher les signatures, le financement. Quand on a des convictions profondes, il faut y croire. Puis, je crois profondément que l’option que je propose, elle est bonne.»

Alors que M. Milliard a déjà déposé son bulletin de candidature, Mario Roy a jusqu’au 13 février pour amasser 15 000 $ en dons et 750 signatures de membres libéraux. Il lance d’ailleurs un appel au public afin d’obtenir des contributions qui lui permettront de remplir ces conditions.

«Je lance donc un grand appel à la population d’aller sur mon site Internet pour signer mon bulletin de candidature et d’aller sur le site d’Élections Québec pour contribuer le plus rapidement possible pour compléter le remboursement de ma dernière dette de la dernière course à la chefferie et de me permettre de faire partie de la nouvelle course à la chefferie.»

En se présentant, M. Roy ne croit pas nuire au parti qui doit se reconstruire une image après avoir été durement touché par la crise des derniers mois.

«Le Parti a décidé d’ouvrir une course. Alors, moi, je suis convaincu que d’avoir l’option aujourd’hui de me présenter et de proposer des propositions concrètes pour les gens est la bonne option. On verra pour la suite des choses. Je suis convaincu aussi que ça ne ralentit pas le Parti et la progression du Parti. Au contraire, ça amène une option qui est très, très clairement, transparente, intègre, et c’est ce que le Parti a besoin. Lorsqu’on a fait la dernière course à la chefferie, elle était de six mois et ce qu’on a dit, c’est pour faire avancer le Parti et, comme celle-là, on va faire avancer le Parti.»

Mario Roy | Photo: Benjamin Aubert – MaBeauce.com

Enfin, devant les journalistes, dans une salle communautaire de Saint-Jules, M. Roy a aussi accusé son adversaire Charles Milliard d’être «souverainiste».

À son avis, seul un «fédéraliste convaincu» comme lui peut arriver à gagner les prochaines élections face au Parti Québécois de Paul St-Pierre-Plamondon.

«Quand j’ai entendu qu’il était nationaliste, je me suis demandé, qu’est-ce que ça veut dire, nationaliste? je suis allé voir la définition, et c’est ce que ça veut dire. C’est ce que ça veut dire. Dans le dictionnaire, c’est clairement défini comme un mouvement qui prône la création d’une nation, et c’est inscrit souverainisme, séparatisme, autonomisme. Alors, c’est des choses qui sont clairement identifiées. Ceci dit, moi, à ça, je dis, si on veut battre Plamondon aux prochaines élections, il nous faut un fédéraliste convaincu. Et moi, je le suis.»

Quant aux personnes qui l’appuient, Mario Roy n’a pas souhaiter avancer de noms outre ceux de sa famille et de son entourage proche.

«De manière générale, ce sont des gens qui me contactent pour me soutenir dans ma candidature. Je pense qu’il est raisonnable de garder leur confidentialité. J’ai le soutient très clair de ma famille, des gens autour, mais je ne donnerai pas de noms très clairs de militants ou de personnes qui me contactent pour m’appuyer. Mon père, pis ma famille plus largement. De manière plus large, des militants, puis la population, tant des membres et des non-membres, pour me dire que je suis l’option dont le parti a besoin.»

Martin Coiteux quitte le PLQ 

Par ailleurs, l’ex-ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a annoncé qu’il quittait la présidence de la Commission politique nationale du PLQ. 

Dans une lettre adressée aux membres de la commission, il écrit: «Vous conviendrez avec moi que les dernières semaines de 2025 ont été très difficiles pour nous. Ces moments nous ont rappelé que l’engagement politique exige de la conviction, mais doit aussi s’appuyer sur le maintien constant d’un équilibre personnel et familial.»

M. Coiteux fait référence au leadership de Pablo Rodriguez qui a été fortement ébranlé en raison d’allégations liées au financement de sa campagne à la chefferie. M. Rodriguez a finalement démissionné le 17 décembre 2025. Martin Coiteux avait appuyé Pablo Rodriguez dans la course à la chefferie libérale. 

C’est le fils de Jean Charest, Antoine Dionne-Charest, qui assurera l’intérim de la présidence de la Commission politique à compter du 1er février.

– Avec La Presse Canadienne