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Hockey féminin: L’intérêt à Québec pour une équipe de la LPHF reste marqué
ARCHIVES - L'attaquante Catherine Dubois (28), de la Victoire de Montréal, manifeste sa joie après avoir trompé la vigilance de la gardienne Emerance Maschmeyer, de la Charge d'Ottawa, en deuxième période du match de la Ligue professionnelle de hockey féminin joué au Centre Vidéotron, à Québec, le 19 janvier 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Il y a un an, les dirigeants de la Ligue professionnelle de hockey féminin parlaient d’expansion pour leur circuit naissant, et les acteurs de la communauté de Québec s’étaient montrés vivement intéressés à s’y joindre. En 2026, ces deux énoncés demeurent vrais.
Martin Tremblay, qui gère le Groupe Sports et Divertissement chez Québecor — et, par le fait même, le Centre Vidéotron — est prêt à ouvrir en permanence les portes de l’amphithéâtre à un club de la LPHF si les dirigeants du circuit procèdent à un autre élargissement des cadres.
Tremblay a confirmé ces intentions lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, jeudi, à environ 72 heures du match de dimanche après-midi entre les Goldeneyes de Vancouver et la Victoire de Montréal, à Québec.
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Il y a quelques semaines déjà, Amy Scheer, vice-présidente exécutive des opérations hockey de la LPHF, a laissé planer la possibilité que quatre équipes se greffent au circuit à très court terme, ce qui en porterait le nombre à 12.
Or, si jamais un processus d’expansion est mis en marche, on peut s’attendre à voir bon nombre de candidatures en provenance des deux côtés de la frontière, en plus de Québec.
Au Canada, des villes comme Edmonton et Calgary, dans la portion ouest pourraient se manifester, de même que Winnipeg, Hamilton et Halifax, plus à l’est.
Aux États-Unis, les noms des agglomérations les plus souvent mentionnées sont celles de Denver, Chicago et Detroit.
À l’exception de Calgary et Winnipeg — leur tour viendra plus tard cette saison — toutes ces villes ont accueilli des matchs de la LPHF, avec des succès variés.
«Déjà, on entend des rumeurs sur des villes, et clairement, Québec est intéressée. On va déployer tous les efforts pour avoir une équipe», a affirmé Tremblay, en insistant sur le fait que les autorités politiques municipales, dont le maire Bruno Marchand, appuient le projet.
«On sait qu’on n’est pas seul sur les rangs. C’est un processus qui est compétitif, il y a plusieurs grandes villes, des grandes organisations qui sont intéressées», a aussi précisé Tremblay.
Une première réussie
Dans une décision qui relève probablement de la coïncidence, Vancouver, le club visiteur dimanche, est l’une des deux villes qui a été préférée à Québec — l’autre étant Seattle — dans le cadre du premier processus d’expansion de la LPHF qui s’est concrétisé le printemps dernier.
«On l’avait mentionné publiquement, on était extrêmement sérieux dans notre souhait d’avoir une équipe (l’an dernier). Je pense qu’on a été extrêmement bien considérés», estime Tremblay.
Il faut dire que la ville de Québec et le Centre Vidéotron avaient fort bien répondu au défi alors que 18 259 spectateurs — une salle comble — avaient vu la Victoire arracher un gain de 2-1 contre la Charge d’Ottawa le dimanche 19 janvier.
Cette foule avait été supérieure à celle qui allait être enregistrée au Centre Bell — 17 324 — environ six semaines plus tard, soit le 1er mars.
Le duel Montréal-Toronto au Rogers Arena, à Vancouver, avait fait encore mieux avec une foule de 19 038 spectateurs, le 8 janvier.
«La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un appétit, en général, pour ce produit-là. Les gens qui aiment le hockey en Amérique du Nord ont le goût de voir le hockey de cette ligue-là. Aussi, Québec a démontré qu’elle est une grande ville de hockey, un grand marché, et une ville qui est prête à acquérir une équipe.»
L’une des vedettes du match avait été l’attaquante Catherine Dubois, originaire de Charlesbourg, qui avait marqué le premier but de la rencontre tard en deuxième période.
Ce but avait contribué à rehausser l’ambiance dans l’amphithéâtre.
Au-delà de cet aspect, Tremblay et son équipe ont pu faire d’autres constats.
«Ce qu’on a noté, c’est qu’une nouvelle clientèle était au Centre Vidéotron. On a vu plein de personnes qui ne sont pas nécessairement les mêmes que l’on voyait aux Remparts», relate Tremblay.
«On a eu plein de commentaires où les gens nous disaient qu’ils souhaitent avoir une équipe. Je pense que les gens nous ont fait la démonstration qu’il y a un appétit pour le hockey féminin et qu’ils souhaitent en avoir davantage. C’est ce qu’on a découvert l’année dernière. On avait déjà un appétit pour une équipe de la Ligue professionnelle de hockey féminin; l’événement de l’année dernière nous a confirmé que la population allait suivre.»
Dans l’esprit de Tremblay, par ailleurs, il n’y a aucun doute que l’avenir de la LPHF est prometteur.
«Avec l’arrivée de la ligue, un plafond de verre a été défoncé», illustre Tremblay.
«Il n’y aura jamais de retour en arrière. Le hockey féminin est populaire maintenant et il va le demeurer dans l’avenir.»