Articles récents
Articles récents
Le fédéral contribuera au financement des efforts de rachat d’armes à feu au Québec
A restricted gun licence holder holds an AR-15 at his home in Langley, B.C., on May 1, 2020. THE CANADIAN PRESS/Jonathan Hayward Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi qu’il verserait jusqu’à 12,4 millions $ pour couvrir les dépenses du Québec pour la coordination du rachat des armes à feu prohibées dans la province.
Depuis mai 2020, Ottawa a interdit environ 2500 types d’armes à feu, dont le fusil AR-15, au motif qu’elles ont leur place sur un champ de bataille, et non entre les mains de chasseurs ou de tireurs sportifs.
Le gouvernement fédéral affirme qu’un programme national de rachat permettra aux propriétaires d’armes à feu interdites d’obtenir une indemnisation équitable.
Ottawa a prévu un budget de plus de 700 millions $ pour cette opération de rachat.
Le ministre de la Sécurité publique du Québec, Ian Lafrenière, a déclaré dans un communiqué de presse que «le déploiement de ce programme constitue un pas dans la bonne direction vers des communautés plus sécuritaires».
«Avec le financement qui y est rattaché, le Québec disposera des ressources financières nécessaires pour participer à la mise en œuvre du programme qui permettra l’indemnisation des propriétaires légitimes d’armes à feu visées, en contrepartie de leur remise ou de leur neutralisation», a-t-il affirmé.
Son homologue fédéral, Gary Anandasangaree, s’est lui aussi réjoui de l’entente avec le gouvernement du Québec. «C’est une étape importante à l’approche du lancement du Programme d’indemnisation pour les armes à feu de style arme d’assaut pour les particuliers», a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.
Sécurité publique Canada indique que le programme de rachat sera ouvert aux propriétaires d’armes à feu de tout le pays dans les semaines à venir.
Le gouvernement fédéral rapporte que 25 armes à feu prohibées ont été collectées et détruites dans le cadre d’un projet pilote de six semaines mené l’automne dernier.
Sécurité publique Canada affirme que ce projet pilote, réalisé en Nouvelle-Écosse, a démontré la nécessité de fournir des instructions plus claires et plus rapides afin d’assurer la participation des propriétaires d’armes à feu.
Le ministère a publié un bref rapport sur les leçons tirées de ce projet pilote mercredi.
Les titulaires de permis individuels ont reçu des informations sur la façon de participer au projet pilote et un centre d’appels a été mis en place pour fournir du soutien et des informations.
«Le projet pilote a permis de recueillir des informations précieuses auprès des participants et des partenaires afin d’améliorer l’expérience des participants et le fonctionnement du programme», peut-on lire dans le rapport.
La procédure d’inscription a été améliorée grâce à l’ajout d’instructions plus détaillées et de messages plus clairs lors de la création d’un compte sur le portail en ligne du programme, précise le rapport, soulignant que «les instructions ont été clarifiées et un tutoriel vidéo a été créé».
Afin de tester efficacement le programme, les participants au projet pilote disposaient d’un délai relativement court entre l’annonce et la notification du projet pilote de rachat dans leur région et la date limite pour manifester leur intérêt et déclarer leurs armes à feu prohibées, ajoute le rapport.
Il précise qu’«un délai de déclaration nettement plus long sera mis en place pour le lancement national du programme».
Par ailleurs, certaines «lacunes fonctionnelles» ont été identifiées sur le portail en ligne, ce qui a pu engendrer des difficultés et de la confusion pour certains participants au programme, indique le rapport.
Des correctifs ont donc été apportés, notamment pour faciliter l’accès aux informations relatives aux indemnisations.
Selon le rapport, le projet pilote a confirmé que les informations factuelles et cohérentes sur le fonctionnement du programme, les avantages pour les participants et les exigences légales à respecter doivent être facilement accessibles et à jour.
«Ces éléments sont essentiels pour faciliter la participation au programme.»