Cinq événements marquants de 2025 en Beauce

Benjamin Aubert | 31 décembre 2025 | 12:00
Photo: Montage Arsenal Media

L’année 2025 prend fin dans quelques heures. Afin de revenir sur la dernière année d’actualité, MaBeauce.com vous présente cinq événements qui ont marqué les 12 derniers mois.


Crise des tarifs douaniers

Dès le début de l’année, l’arrivée du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche a eu un impact important sur l’économie dans la région.

M. Trump a en effet rapidement annoncé l’imposition de droit de douane sur les exportations canadiennes. Le 1er février, le président américain a d’ailleurs signé un premier décret officialisant ces nouveaux droits de douane, qui étaient alors de 25%.

En réplique, Ottawa, alors dirigé par Justin Trudeau, a annoncé des contre-tarifs de 25% sur les produits américains. Après la nomination d’un «Tsar du fentanyl» le 3 février, un sursis d’un mois a été accordé au Canada.

Plusieurs rebondissements ont ensuite eu lieu si bien qu’il peut devenir difficile de s’y retrouver pour le commun des mortels. À ce jour, des tarifs de 35% sont notamment imposés sur les produits non conformes à l’ACEUM, alors que d’autres tarifs de 50% s’appliquent sur l’aluminium et l’acier. Le bois d’œuvre résineux est quant à lui taxé de 35%.

Dans le contexte de la crise des tarifs, le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, a lancé la cellule économique Beauce-USA. Celle-ci compte désormais plus d’une trentaine de rencontres et a accompagné près d’une centaine d’entreprises.

Le premier ministre François Legault a également visité la région en février afin de rencontrer différents intervenants économiques et entrepreneurs pour discuter des enjeux entourant cette crise.


Coups de feu en plein centre-ville de sainte-marie

Le 15 janvier, la vie habituellement calme de Sainte-Marie a été complètement bouleversée un peu avant 9h00 lorsque des coups de feu ont été tirés sur le boulevard Vachon Nord près de la route Saint-Martin et du restaurant McDonald’s.

Un périmètre de sécurité a rapidement été mis en place empêchant la circulation sur l’artère principale de la municipalité, puis levé en fin d’après-midi.

Une arme s’apparentant à une mitraillette a également été retrouvée sur la chaussée du boulevard Vachon. Le lendemain, un véhicule utilitaire sport relié à l’événement avait été retrouvé incendié à East Broughton.

Deux suspects ont finalement été interpellés en octobre par les policiers et la Sûreté du Québec demeure à la recherche d’un troisième individu.

Dans cette affaire, Anthony Landers, 29 ans, de Sainte-Claire, et Samuel Jourdain-Cody, 35 ans, de Québec, doivent revenir devant le tribunal le 26 janvier prochain. Ils font face à des accusations pour avoir tenté de causer la mort en utilisant une arme à feu prohibée, d’avoir déchargé une arme à feu, de voies de faits, de méfaits ainsi que de bris d’ordonnance.


Des élections fédérales et municipales

L’année 2025 a été marquée par deux élections.

D’abord, le 28 avril 2025, l’ensemble des Canadiens ont été appelés à se prononcer pour élire le prochain gouvernement fédéral après la démission du premier ministre Justin Trudeau.

Nommé chef libéral en mars après une courte course à la direction du PLC, Mark Carney a remporté l’élection en obtenant 169 sièges, à trois sièges de la majorité.

En Beauce, c’est le conservateur Jason Groleau qui a été élu avec une forte majorité de plus de 25 500 voix devant la libérale Maryelle-Henriette Doumbia.

M. Groleau avait annoncé sa candidature au tout début de la campagne, après que le député sortant Richard Lehoux ait annoncé son départ de la vie politique.

Puis, le 2 novembre dernier, les électeurs de près d’une quinzaine de municipalités de la région ont dû aller aux urnes pour élire leur maire dans le cadre des élections municipales.

Quelques semaines auparavant, 22 des 37 maires des trois MRC qui forment la Beauce avaient été élus sans opposition.

Ces élections municipales ont marqué le début d’une nouvelle ère pour plusieurs villes, notamment à Sainte-Marie, Saint-Isidore, Saint-Georges, Beauceville et Saint-Joseph-de-Beauce où de nouveaux maires ou mairesses ont été élus.


Médecine de proximité

L’actualité concernant le monde de la santé a marqué la scène politique nationale au cours de l’automne en raison de la loi 2 et des négociations entre Québec et les médecins, mais elle a aussi marqué la scène locale le printemps dernier.

En effet, l’annonce de l’agrandissement du Centre médical de la Nouvelle-Beauce, qui coûtera 1,7 M$, a provoqué son lot de réaction.

L’ex-mairesse de Vallée-Jonction, Patricia Drouin, qui siégeait au conseil d’administration de l’organisation, a démissionné de son poste d’administratrice en citant des «divergences croissantes entre [son] rôle de mairesse et [sa] fonction d’administratrice», puis, elle s’est retrouvée à devenir la leader d’un mouvement réclamant le maintient des cliniques de proximité.

Mme Drouin craint effectivement que l’agrandissement du Centre médical de la Nouvelle-Beauce mène éventuellement à la fermeture des cliniques de proximité situées à Vallée-Jonction, à Saint-Isidore, à Frampton ainsi qu’à Saint-Bernard, puisque «les médecins désirent travailler dans une seule clinique».

Sa sortie publique a motivé une centaine de citoyens à se présenter devant la clinique de Vallée-Jonction pour une manifestation improvisée d’environ une heure par un mercredi après-midi d’avril. Une pétition a également cumulé plus de 500 signatures.

Les nouveaux locaux du Centre médical de la Nouvelle-Beauce doivent être inaugurés en début d’année 2026. Selon la direction du centre, ils permettront «d’offrir des conditions de travail plus efficaces avec plus de bureaux sous un même toit et une aire de collaboration nécessaire à la pratique médicale d’aujourd’hui», et ce, afin de devenir «plus attrayant pour les professionnels de la santé».

À noter que le plus récent rapport d’activité du centre soulignait que 10 162 personnes sont actuellement inscrites au Guichet d’Accès à un Médecin de Famille dans la région.


Des directeurs généraux Remerciés

Deux directeurs généraux de la région ont vu leurs mandats prendre fin de manière abrupte au cours de l’année qui vient de passer.

D’abord, en juin, la Ville de Saint-Joseph-de-Beauce a suspendu son directeur général, Simon Leclerc en citant des «irrégularités dans le suivi des communications destinées au Conseil» et une perte de confiance.

Initié par un conseiller, à l’insu du maire Serge Vachon, qui a indiqué avoir été «pris par surprise» par la résolution présentée au conseil municipal, la suspension s’est transformée en destitution au cours du mois de juillet.

Puis, en octobre, c’est la MRC de Beauce-Centre qui a pris la décision de se séparer de son directeur général, Jacques Bussières.

Le préfet de l’époque, Jonathan V. Bolduc, avait alors expliqué que la décision découlait d’une «entente confidentielle» en raison d’une «incompatibilité de vision».