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Crise au PLQ : Pablo Rodriguez lance un appel à l’unité
Le chef du Parti libéral du Québec, Pablo Rodriguez, s'exprime lors d'une conférence de presse marquant la fin de la session d'automne à l'Assemblée nationale du Québec, le vendredi 12 décembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Au cœur d’une tempête qui secoue son parti, le chef libéral Pablo Rodriguez admet qu’il ne fait pas l’unanimité. Malgré tout, il persiste et signe: l’unité est nécessaire pour gagner les prochaines élections.
Le chef Pablo Rodriguez a livré un discours enflammé lors du bilan de fin de session de son parti, vendredi matin.
«Je suis un fighter», a-t-il lancé.
Sans surprise, la vaste majorité des questions des journalistes ont porté sur la crise qui affecte son parti depuis trois semaines.
Jeudi, plusieurs médias ont rapporté que le bureau pour la course à la chefferie de Pablo Rodriguez appartenait à son épouse. La campagne a payé un loyer de près de 20 000 $.
Bien que cette pratique soit légale, le chef libéral a dit assumer «l’erreur» et a admis que si c’était à refaire, il louerait ailleurs.
«Est-ce qu’aujourd’hui, je le referais en fonction de la perception? Non. Vous savez quoi? C’est peut-être la chose que j’aurais dû changer. Mais est-ce que tout a été fait dans les règles de l’art de façon respectueuse? 100%», a-t-il soutenu.
M. Rodriguez a réitéré qu’il resterait en poste, même si plusieurs anciens ministres et députés du parti l’incitent à partir.
«Je ne me laisse pas affecter par ça. (…) Est-ce que je fais l’unanimité? Non. Nommez-moi un chef dans l’histoire, tous partis confondus, qui a fait l’unanimité. Il n’y en a pas, et c’est normal», a affirmé Pablo Rodriguez.
«Si nous sommes divisés, nous n’allons pas gagner. Vous allez laisser le Parti québécois gagner et nous aurons un référendum. Mais unis, nous pouvons gagner et on va gagner», a-t-il ajouté.
«Checkez-moi ben aller!»
Les allégations sur la campagne à la chefferie de M. Rodriguez se sont accumulées dans les médias dans les dernières semaines.
Mercredi, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a déclenché une «enquête criminelle» sur le Parti libéral du Québec (PLQ). La nouvelle a eu l’effet d’une bombe.
Le chef libéral a aussi admis que ce n’était pas la session qu’il souhaitait et qu’il ventait fort depuis quelques semaines.
«Si vous pensez une seule seconde que je suis pas capable de renverser la vapeur, checkez-moi ben aller! Vous savez, je n’ai peut-être pas été parfait ces dernières semaines, j’aurais pu faire mieux et je vais faire mieux», a-t-il assuré.
Le PLQ est en crise depuis que la députée Marwah Rizqy a congédié sa directrice de cabinet, Geneviève Hinse, une proche de Pablo Rodriguez, sans lui en avoir parlé précédemment.
Le chef libéral a affirmé que cette situation était difficile pour le conjoint de Marwah Rizqy, le député Gregory Kelley. Il a dit s’attendre à ce qu’il revienne en janvier.