Articles récents
Articles récents
16 mois de détention pour un voleur de câbles de mise à la terre
L'intérieur du Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce | Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com Un homme de 45 ans qui était accusé d’avoir volé des câbles de mise à la terre sur des installations d’Hydro-Québec dans les secteurs de Sainte-Hénédine, Sainte-Marie, Frampton et Saint-Henri a été condamné jeudi à 16 mois de détention.
La sentence imposée à Vincent Brochu, de Sainte-Hénédine, a été prononcée par le juge Hubert Couture au Palais de Justice de Saint-Joseph-de-Beauce. Elle est le résultat d’une suggestion commune proposée par la procureure de la poursuite, Me Annik Harbour, et l’avocat de la défense, Me Benoit Labrecque.
Par ailleurs, d’autres peines de plus courte durée lui ont également été imposées en lien avec des accusations de vol d’une rallonge électrique, de possession de méthamphétamines, d’intrusion de nuit, de vol d’un barbecue, et de bris de probation.
Des conséquences importantes
Au moment de présenter la suggestion, Me Harbour a expliqué que le vol des câbles de mise à la terre a des conséquences qui vont au-delà de la notion économique pour la Société d’État.
«Il peut y avoir un potentiel dangereux le long de la ligne électrique pour toute personne qui s’en approche. L’électrocution est possible en cas de conditions humides alors qu’une personne circule à proximité des installations en étant pieds nus. Ça augmente également les risques d’incendie chez les clients d’Hydro-Québec et des risques de dysfonctionnement du système», a-t-elle notamment exposé.
Me Harbour s’est aussi dit «peu rassuré» par le rapport présentenciel de l’accusé qui révèle que celui-ci s’est trouvé un emploi dans une entreprise de recyclage des métaux, une situation qu’elle a qualifié «d’ironique» étant donné la nature des faits qui lui étaient reprochés.
De son côté, Me Labrecque a souligné que son client est «conscient» qu’il «a causé beaucoup de dommages au réseau d’Hydro-Québec» et qu’il «doit» aller chercher de l’aide pour gérer «des problématiques de divers acabits», dont en matière de toxicomanie.
En plus de sa peine de détention, Vincent Brochu sera soumis à une probation de trois ans pendant laquelle il devra garder la paix et suivre toute thérapie jugée nécessaire. Les faits qui lui étaient reprochés ont eu lieu entre juin 2023 et avril 2024.
À lire aussi: Hausse du vandalisme sur des installations d’Hydro-Québec dans Chaudière-Appalaches